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Dr Strange : entre univers époustouflant et quelques ratés


En 2 jours, mon fil WordPress s’était retrouvé envahi d’articles sur le nouveau Dr Strange. Parce que je suis très influençable, mais aussi parce que je suis tombée raide dingue de l’univers de ce fameux docteur, j’ai filé en salle le voir. J’aurais voulu revenir avec un avis extrêmement positif (et recevoir encore des commentaires me demandant si j’avais été soudoyée !) mais cela ne sera pas le cas.

Je vais donc diviser cette critique en 2 parties distinctes, car je suis très partagée et donc incapable, contrairement à mon habitude, d’émettre un avis tranché.

Parlons du 1, parlons bien :
Dr Stephen Strange est un neurochirurgien doué qui s’épanouit dans sa profession. Cependant, à la suite d’un terrible accident de voiture, il est contraint d’être lui même opéré en urgences et perd partiellement l’usage de ses mains. Il ne peut plus pratiquer sa discipline. Il apprend qu’un autre « cas désespéré » semblable au sien à réussi à se servir de nouveau de ses membres grâce à une organisation pseudo-secrète appelée Kamar-Taj.

Il se rend donc au Népal, et doit mettre à part son égo surdimensionné pour espérer retrouver son quotidien. « La sagesse et la patience prime ! ». Sauf qu’il est loin de se douter qu’à l’instant où il pénètre dans le sanctuaire, il modifie à jamais sa vie. Il va apprendre l’existence d’un monde beaucoup plus complexe, profond et irrationnel qui va modifier sa vision de la terre, et lui donner accès à un pouvoir IMMENSE !

Il joue à un jeu qu’il ne maîtrise pas, ayant recours à une magie qui est encore incontrôlable, et se doit de «faire le lien entre le monde réel et ce qui se trouve au-delà» depuis une base à Londres. 

C’est une histoire assez compliquée que j’essaie de vous pitcher rapidement, qui plus est sans divulgacher, mais vous avez compris.

Le pouvoir de Dr Strange et des autres adeptes du Kamar-Taj (oui, j’ai quand même l’impression que ce filme promeut les sectes, bien que les fans de Marvel me disent le contraire) est fondée sur de la métaphysique et quelques tours irréels qui sont très esthétique. Mais ne me demandez par contre pas quelle est la science qui se cache derrière, je ne saurais pas vous dire !

J’ai adoré l’univers décalé, avec des prouesses graphiques et des couleurs vives. Un côté hors du temps (et hors de la franchise Marvel) très appréciable. 

J’avais lu un commentaire qui m’a d’ailleurs fait bien rire, sur le blog de le tour d’écran, qui disait qu’il s’agit davantage d’hypnose que de cinéma. C’est vrai qu’il y a quelque choses d’hypnotique, on est scotchés à notre écran. C’est vraiment un film que je vous recommande ; l’intrigue, les jeux d’acteurs, les décors valent le détour !

Je ne vais pas vous le cacher, j’adore le jeu de Benedict Cumberbatch que j’avais découvert dans la série Sherlock et que je trouve génial ici aussi.

Passons désormais au deuxième volume, cela se corse :

Dr Strange est désormais un expert du multivers et des Marvel. Il sauve de multiples personnes de situations étranges et variées, il a retrouvé l’usage de ses mains, il semble comblé. Pour autant, le mariage de Christine (son amour de toujours, pour résumé) l’attriste plus qu’il ne l’aurait cru.

On va assister à l’arrivée de nouveaux héros et de nouveaux méchants, tous plus étranges et barjos les uns que les autres (ce n’est pas pour me déplaire) !

Ce film a quelque chose de mystique, de plus noir que le premier aussi. Ce n’est pas du tout la même ambiance que dans le premier volet, et ce, avec un écart étonnant !

c’est qu’à partir de cinq minutes, j’ai ressenti cette horrible impression de regarder un film ne contenant pas ce que je pensais y trouver dans le mauvais sens du terme. « Ah, ok, voilà ce pour quoi j’ai signé : aller voir un Marvel » j’ai pensé. Si vous avez lu mon article sur Spiderman, vous connaissez mon appréhension pour cette franchise. Je vous invite d’ailleurs à cliquer sur le lien pour y trouver les raisons exactes si vous ne l’avez pas encore fait. Au bout de cinq minutes, je me sentais déjà mal à l’aise, et pas à ma place.

Je ne comprenais pas toutes les références, il y a d’ailleurs beaucoup d’autres personnages Marvel dont on entend parler, ou que l’on voit à l’écran. Si mon frère juste à côté n’avait pas pris le temps de me faire un petit récapitulatif de Wanda Vision, je crois que j’aurais été totalement perdue ! 

Je trouve que c’est quand même un comble qu’il faille s’enfiler toute la filmographie juste pour voir celui-ci. La logique voudrait qu’après le un on puisse voir le 2 non ?

Ensuite, j’aimerais évoquer avec vous ce côté fan-service du film. Faire revenir des anciens personnages de la franchise, pour les faire disparaître seulement quelques minutes après: quel intérêt ? J’avais un petit peu l’impression d’être plongée dans « les retrouvailles de Friends » ou de celle de Harry Potter (Salto) : on fait revenir une bonne partie du casting, et si l’on a pas vu l’intégralité de la saga, on se débrouille pour comprendre.

Enfin, il y a beaucoup trop de pistes différentes explorées ! Le rythme du film est trop rapide, presque effréné, les problèmes sont réglés très vite et hop, on passe à autre chose. 

Il y avait beaucoup trop de propositions scénaristiques à régir, et si le public ne semble pas réussir à gérer le nombre affolant d’informations, cela ne m’étonnerait pas que plus d’une personne de l’équipe du tournage s’y soit perdue également ! Il aurait fallu plus d’explications pour nous permettre de décrypter ce multivers déjà compliqué en lui même.

Mais ici, pour faire bref, cela faisait un peu « Chut ! C’est magique ».

Quel dommage ! Il y a avait de si bonnes idées, et je suis sûre que cela n’aurait pas dérangé (ni nui) à Marvel de faire un volet supplémentaire, surtout que ce dernier est déjà prévu. On reconnaît bien la patte de Sam Raimi à la réalisation, qui apporte un côté bien plus sombre à l’univers . Bonjour monstres dégoulinants, cadavres possédés par la pensée, on a le droit à des scènes pseudo-horrifiques, qui dégoûtent sans pour autant effrayer. Comme si toute l’équipe de production s’était autocensurée pour ne pas s’éloigner trop des codes Marvel.

Ce film n’est pour moi pas représentatif de l’univers de départ de Doctor Strange. Je ne vois plus cette énergie émaner du personnage et de Kamar-Taj. J’ai été déçue, ça il faut le dire, j’avais aussi placé beaucoup d’attentes et d’espoir en ce long-métrage.

Je sais que ce film ne fait pas l’unanimité, et je fais clairement partie des personnes qui n’ont pas aimé.

12 commentaires sur “Dr Strange : entre univers époustouflant et quelques ratés

  1. Je suis d’accord sur le « ta gueule c’est magique » et que l’univers et l’ambiance dans le premier n’est plus du tout la dans le deuxième.. pour le coup cela fait plus pensé à l’univers de Wanda (ce qui tu l’a compris ne m’a pas déranger du tout) je te recommande wandavision si tu ne l’a pas rattraper depuis, c’est vraiment génial.. (pour moi la meilleure série Marvel).
    On peut pas être d’accord sur tout, mais je respecte et comprend ton ressenti !

    Aimé par 1 personne

    1. Non, je n’ai pas encore vu Wanda Vision, mais à vrai dire, je ne suis pas sure de la voir car j’ai été un peu dégoutée du personnage de Wanda dans ce film (bien qu’il soit très intéressant). ce que je veux dire, c’est que je n’ai pas pour l’instant envie de la suivre pendant une saison entière ! Par contre, je suis vraiment tentée par Moon Knight !

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  2. Beau retour sur l’arc de Strange ! Cumberbatch est évidemment parfait pour le rôle et semble être le dernier personnage condescendant à la Tony Stark dans cette nouvelle phase, qui s’éparpille sans modération dans le multivers et autres temporalités. Un vrai bazar qui aurait quand même pu offrir un meilleur spectacle que ce 2e volet que je n’ai pas vraiment apprécié comme toi, pour son rythme qui désamorce constamment l’humour, l’action ou vice-versa.

    Pour moi, je ne vois plus de réalisateurs à la barre d’un film Marvel, mais bien des yes-man plus ou moins capables d’innover, malgré les codes déjà établis. C’est une grande série, il y a donc une continuité à respecter (normalement). Également, je n’ai pas vu WandaVision avant et je ne pense pas non plus rattraper la série, car les films doivent se suffirent à eux-mêmes.
    Et ce film ne traite pas plus que ça de Strange et de son idylle manqué, mais bien de la Scarlet Witch, qui méritait mon attention pour sa radicalité.
    D’ailleurs, on en oublierait presque de parler d’America, dont le pouvoir devrait constituer tout l’enjeu du film. Mais qui n’est au final qu’un macguffin superficielle histoire d’apporter une goutte de jeunesse, sans intérêt.

    Mais c’est quand même du déjà-vu pour ceux qui connaissent bien la filmo de Raimi, qui ne fait que réinjecter ce qu’il sait faire. Alors oui c’est original dans le paysage du MCU, mais pas assez pour se confondre avec l’ensemble et c’est aussi sans saveur, comme on passe trop vite d’une scène à l’autre, car la démonstration est graphique.

    Et comme on est bien tous fan de Cumberbatch, je vais aussi vanter sa performance dans ‘Imitation Game’, qui n’a pas encore été cité il me semble 😀

    Aimé par 1 personne

  3. Je trouve ton point de vue hyper intéressant! Je pense que ce film était un « soit tu adores soit pas t’aimes pas ». Comme toi, je pense que le rythme du film était très rapide (ce qui ne m’a pas gênée en soi), il y avait tellement de choses qui se passaient en même temps! Aussi, je trouve ça dommage que l’audience doit voir une énorme partie de la cinématographie de Marvel. En plus, pour ceux qu’on n’ont pas vu WandaVision, j’imagine pas à quel point ça a dû être dur de comprendre l’histoire! Après, en tant que fan, j’ai adoré revoir les anciens personnages, mais c’était bien trop court comme tu l’as dit. Bon, moi en tant que fan, j’ai beaucoup aimé toute l’action du film, mais je peux comprendre que ça ne peux pas être au goût de tout le monde.
    Bref, superbe article 🙂

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  4. Double ordonnance de Strange ! Bravo pour cette chronique qui bascule de l’envoutement au désenchantement. Une « horrible impression », voilà une formule joliment trouvée pour caractériser le film de Raimi qui peine à transcender le sujet. Sur la forme, on peut lui reconnaître d’être plus inventif et (trop ?) débridé que le premier. Sur le fond, il souffre du même syndrome que les autres numéros deux : on connaît le personnage, comment il s’est construit, et on n’attend finalement plus grand chose de lui. Et effectivement, la grille de compréhension est altérée quand on n’a pas eu l’occasion de voir les séries et autres films auxquels il se réfère. Restent Cumberbtach et sa cape en folie, toujours aussi prodigieux quand même, non ?

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