bande dessinée·critiques

L’arabe du futur

AUTEUR : Riad Sattouf 5 tomes, série en cours

EDITIONS: Allary Editions PRIX: Une vingtaine d’euros

Une famille. Deux pays. Des vies.

Une biographie illustrée de Riad Sattouf, (l’auteur des cahiers d’Esther), à l’époque jeune enfant étrangement blond , qui nous révèle ses origines et nous émeut.

Derrière son éternel sourire, il a vécu des choses dures.

Il naît en 1978, a grandi à Tripoli (en Libye) avec ses frères. Mais son père, Abdel-Razak, est syrien et sa mère, Clémentine, est bretonne. Tiraillé par ses origines, le garçon cherche à trouver sa place mais c’est dur quand notre éducation nous étouffe ! Sa famille n’est pas riche, et elle s’installe en Syrie, dans le petit village de Ter Maaleh, où de nombreux de ses parents paternels ont eux aussi grandi. Derrière son aimable visage, son papa fronce les sourcils : ses attentes envers son fils sont très exigeantes et Riad est sans cesse sous pression… Il bout de l’intérieur mais respecte les traditions de ce qui semble être un héritage (dont il ne veut pas vraiment) que l’on lui transmet. Il devra être bien éduqué, premier de sa classe, le citoyen modèle et un bon petit croyant. Pourtant, le héros, lui, rêve de dessiner des bandes dessinées, de fuir ce milieu qui l’oppresse et de retrouver sa liberté…

Derrière ses dessins lourds et porteurs de sens, on découvre de beaux paysages de Syrie, et on voyage à travers les souvenirs de cet auteur fantastique et si gentil.

Je ne cesse de me faire la réflexion : à quoi ressemblerait notre Riad Sattouf sans ce passé ?

Au cours du récit, l’auteur restera fidèle à ses valeurs (la gentillesse, la compréhension et tant d’autres encore…), et aidera malgré ses propres préoccupations les gens dans le besoin .

Suivre de véritables histoires, des biographies, c’est toujours perturbant… Sans compter qu’on a quand même l’impression que l’enfant, et sa famille (sa mère en particulier), sont sans cesse en fuite… Mais à quoi essaient-ils d’échapper exactement ?

Certains aiment, d’autres non . Moi, ça va mais cela dépend lesquelles.

L’arabe du futur fait partie des rares que je conseille sans hésiter, et ce n’est pas par hasard si quasiment tout le monde à la maison l’a lu! Chaque tome est soigneusement rangé dans notre bibliothèque familiale, dans le salon.

Si vous aimez les teintes vives (les dessins ne sont que très rarement colorés, mais les couleurs se voient d’autant plus), les voyages, mais aussi les problèmes existentiels à résoudre : des problèmes de vie.

Le petit +: il arrive à nous faire rire en retranscrivant les accents à l’écrit !

« c’est jouli ! », case 6

4 commentaires sur “L’arabe du futur

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